Soupir. Inspirer, expirer. Voilà ce que c’est que la vie. Et nous qui écrivons, futiles, en cherchant à être inspiré par quelque entité, divine ou poétique. En papillonnant de mot à mot, sans réellement se fixer sur une idée, sans réellement la butiner, la presser de tout son lot de couleurs et de fruits. Après tout, ça n’est que de la matière… grise. Mais peut-être est-ce là la bonne recette artistique:
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Ingrédients:
1 support de votre choix - la cervelle, un bout de papier, une toile, un magnétophone, etc -
1 nombre raisonnable de matière grise - diplômes non requis -
1 ou 2 (mais n’en abusez pas) de grains de folie
Un nombre allant de 1 à l’indéterminé pour les sujets abordés. Quelques zestes d’égoïsme et d’égocentrisme
1 beau drapeau des caractéristiques humaines, à piocher au choix.
A ceci vous pouvez rajouter (liste non exhaustive):
Une bonne dose d’humour/autodérision
Des références que personne d’autre que vous ne pourra comprendre
Une tendance au paradoxe
…
…
Le tout étant de se rappeler de se faire soi-même sa propre idée et ne pas penser que la création peut se ramener à quelques règles dictées par Boileau ou autres cuisiniers.
Et pour que ce message ne soit tout de même pas (trop) inutile, un poème d’Aragon sur Matisse.