Et tacata cata cata. Des cognements sur le clavier, le siège qui craque. L’homme est lourd de légèreté effeuillée. Des monceaux de papiers, zébrés de rouge, zélés de rêve, cela sans nulle trêve. L’homme est professeur de français. Accessoirement grinceur de papier, mettant en oeuvre la poésie en action dont se réclament Artaud et son acolyte moderne Serge Pey. Il fallait bien qu’un jour cette note vienne échouer ici, même si en ce moment les bancs sont quelque peu désertés. Mais le fait d’avoir un de ses professeurs à ses côtés soulève un peu les côtes sous le coup de l’émotive surprise… le silence de cheminer, ou plutôt cheminer sur les claviers en silence. Plus sérieusement, comment concilier la profession professorale et le fait de proférer Le langage ? La poésie en action, où la vie devient roman, où le roman devient théâtre, où le tout se farde et se dévoile, est peut-être le chemin, qui peut savoir…. Et tacata cata cata. Poésie sonore, poésie dans les bras ?
Ma prose s’interroge, peut-être est-ce là le vrai art. Peut-être est-ce… rideau qui s’étoile. Et le battement le battement d’un coeur qui… (feuilles s’ébattant en rafales, et tacata, slaves salves qui valsent)