"En revenant, la comtesse me dit d’un air plein de mélancolie :
- Je suis trop heureuse, pour moi le bonheur est comme une maladie, il m’accable, et j’ai peur qu’il ne s’efface comme un rêve. "
Honoré de Balzac, Le lys dans la vallée.
Je rajouterai que trop de beau nuit au beau, à sa vérité. Un beau peut être dans la pou-belle, ou le beau dans une poubelle: tout n’est que recherche (mélancolie de la Recherche du soi sur lignes de soie), tâtonnement d’alchimiste, entre poudres noires, poudres tristes. Et parfois jaillit la couleur, pour un temps, une heure. Le souvenir nous fait par la suite prendre conscience du bonheur. Le bonheur, cette sinuosité où tout semble lisse, tranquille (comme un lys), mais où s’achemine la conscience des profondeurs, des paradoxes, de l’indicible, en somme. Le bonheur à mon sens n’est pas beau, il est l’art même de la vie auquel tend chacun. Poignée de rires, poignée de larmes, poignée de terre, résument ce chemin.
le bonheur est il état ou quête, mouvement, ce que suggère l’alternance d’ombres et de lumières?
Comment by David — May 22, 2007 @ 9:00 pm
A mon avis, le bonheur est état. Après, c’est à vous de voir… :)
Comment by Tulipe-qui-pagaie — May 23, 2007 @ 12:38 pm