Fantin-Latour, La chaise à la fenêtreJe me suis assise. J’ai bu le vide de toute chose. J’ai aspiré mon air. J’ai vécu, enfin, entre parenthèses. J’ai peint toute chose claire, sourcils sombres, d’ombres les sourires. Point de fuite vers la vie. La chaleur du rire; tout le silence qui résiste en lui; tout le vide, que je ne décrirai pas, que j’esquisserai, à la va-vite.  

Mon oeuvre est ma voix. Mon moi, paradoxal. Toute chose est vide de sa lourdeur…

Et mon coeur…

Et mon coeur s’est assis dans la boue

Pour contempler le soleil

Emergeant du ciel silencieux

La belle parole lointaine…