ToilesJune 23, 2007 9:33 am
Les lueurs bleues, comme incandescentes. On s’imagine des romans. On craint d’être fou. La vessie pèse lourd. Les bas-instincts se réveillent: écartement de la folie, qui provient comme chacun sait de l’esprit. Ce pétillement bleu, cette lueur alternative. La vie se recoupe dans le songe de ces esprits, flammes où ont brûlé certains vides, certains romans. Cette comparaison du feu et du liquide: ce sang qui noir remplit la nuit.
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L’écrit s’impose comme une lèvre bleuie.
Au matin, au sortir du lit ou du livre, ces dernières rougissent. Se froissent, comme des tissus déjà usés, comme une étoile, avant de parler.
“Ce sang qui noir remplit la nuit” : ce texte en est la véritable pulsation…
Comment by mimylasouris — June 23, 2007 @ 7:25 pm
Et le résultat indirect de ma lecture de L’oeuvre au Noir de Yourcenar, je crois : )
Comment by Cavatine — June 23, 2007 @ 8:21 pm
C’est curieux tout de même l’effet que certains livres ont sur nous, une fois qu’on les a refermés. C’est comme q’ils résonnaient dans notre écriture.
[Je ne connais pas L’oeuvre au Noir, je vais le rajouter sur ma liste de vacances.]
Comment by mimylasouris — June 24, 2007 @ 6:20 pm