Si je n’écris que pour décrire une main qui se pose, en faisant rouler les signes dans ses doigts comme des colliers, des jeux de billes, je ne ferais que vivre sous parenthèse. Il faut donc que j’argumente mes mots, que je décrive un souffle dans les lèvres, et que des idées s’entrechoquent et fassent résonner leur bruit, pour que je puisse vivre. C’est-à-dire repasser les images, froissées par tant d’autres, pour le compas dans l’oeil, l’équerre dans la main, forger de nouvelles demeures, dans lesquelles les personnes s’engouffrent et se perdent, les sentant parfois à même leur peau.
Comme une conclusion, maladroite et faible: je veux un tissu de rêve et d’équerre.
Je ne sais plus qui disait que les mots habillaient l’idée, mais dans ton cas, ils sont carrément l’étoffe dans laquelle elle est taillée.
Comment by mimylasouris — August 21, 2007 @ 10:45 pm