La Cavatine -étoiles d’eau, odes aux étoiles-

De fil en aiguilleSeptember 28, 2007 5:19 pm

Et puis j’aurais beaucoup de choses à dire, et puis rien. Parce que je suis incapable d’élargir les faits jusqu’au centre du langage. Parce que je suis dans une optique khâgneuse me fixant oeillères sur doigts. Parce que le néon du CDI est lâche, sans chaleur. Et que l’on commence à sortir châles et autres manteaux. Qu’il y a le bord des cils, le bord des pages. Qu’un mot déjà vite tournoie, quand à l’extérieur de la classe une feuille dans le vent passe. Alternances, sans le savoir, entre vide et pensée. Je serais tentée de dire entre être et non-être - et je retourne à Platon et à son Sophiste, sans en avoir l’air -.

De fil en aiguille 5:10 pm

Je ne peux qu’écrire. En faisant semblant. Semblant d’être. Sérieux d’opérette. Une pointe dans le crayon, hébétude du sens. Le sang se répète. Dans les doubles-artères. Les faits, rien que les faits: coeur qui bat sous la couette. C’est un brin vulgaire. Un brin pas clair. Brin de phrase comme un brin d’herbe: orge de l’organisme.

Aucun son. Aucune lettre. Aucun je de tes lèvres. Ecrire. Faire semblant d’y voir. Ivoire des lettres, noirceur des pages. Les échos qui s’appellent, contradictoires. Et l’on se perd. Car tout y est, déjà.

De fil en aiguille 4:03 pm

Reprise: la littérature naît quand le trouble des définitions s’installe. - une goutte d’eau sur les toiles -

Et tout ça n’a en fait pas d’importance.

De fil en aiguilleSeptember 25, 2007 11:39 am

Je vis entre parenthèses, c’est-à-dire en dehors des phrases, à l’intérieur même du sens.

De fil en aiguilleSeptember 1, 2007 11:14 am

Allan Parker, The Wall"We don’t need no education
We don’t need no thought-control
No dark sarcasm in the classroom
Teachers leave them kids alone…
All in all it’s just another brick in the wall’
*

Sarcastique, cette année le sera: préparer un concours où l’on a 1.333% de chances de réussir paraît ironique. Pourtant, le plus intéressant n’est pas là: il faudra briser le mur du son, c’est-à-dire celui des mots, tout en restant une entité imbricable et sans, excusez l’expression, "péter un cable".

Je file prolonger mes études sur la brique rose de Toulouse. D’autres perspectives sur matériau solide se tisseront, sans aucun doute. Et quelque vent, de peur et de joie, dans les bâtiments et les feuilles soufflera.

 

* Pink Floyd, The Wall.