La Cavatine -étoiles d’eau, odes aux étoiles-

ToilesOctober 31, 2007 6:55 pm

Et puis là-haut le néon, l’âme au fer blanc. La seule feuille de papier qui glissera dans le vent du radiateur. Calorifère.

Je suis lourde de "faire", à toute vapeur. Culot de l’ampoule, calot de la grammaire.

Les lettres comme calories de notre affaire.

Sublimation, l’on a pas le droit de se noyer, homme d’au moins soixante-dix pour cent d’eau composé.

De fil en aiguilleOctober 30, 2007 6:02 pm

L'automne, G. ArcimboldoLe bruit de la machine à laver. Les pages qui craquent. Le tic-tac.

Un bruit de sens. Un bruit de sacs, que l’on entasse, dans les coins de sa mémoire. Gravier de Sisyphe, tapis de feuilles sur le sol, sans un cri.

Vacances, où l’on travaille. Centaine de débroussaillages, feuilles sur images. Je me tapis dans ce voyage.

De fil en aiguilleOctober 2, 2007 11:09 am

Un grand vent secoue les feuilles. Dehors, dans la cour, du béton s’alourdit. J’ai rêvé cette nuit d’une colle de français où se prononçait le terme d’apophtegme. Ce matin cela dit, lors de la véritable colle, le mot n’est pas sorti. 

Le rêve est cet endroit où le mot est présent (écrivis-je en apophtegemisant). Il y a toujours ce rêve d’absence dans la réalité de la feuille, du fil, du goudron. Tout gémit sous la feuille et son fil noir.

Et moi, obsédée que je suis par l’écriture comme sujet de devoir, j’écris par mystère.