Araignées, InterlignesNovember 2, 2007 10:00 am
"Une raison qui ne lâcherait pas en route le sensible, ne serait-ce pas cela, la poésie ?"
Francis Ponge, in Pièces
"Une raison qui ne lâcherait pas en route le sensible, ne serait-ce pas cela, la poésie ?"
Francis Ponge, in Pièces
Si bien vu…
Comment by S. — November 2, 2007 @ 2:31 pm
En même temps, Ponge, c’est l’apôtre du proème, il ne faudrait pas l’oublier. Dans cette formule, il essaie de combiner (archaïquement) le prosaïsme (la raison) de la prose et l’idéalisme lyrique (le sensible) de la poésie classique. Puisque ses proèmes sont toujours un mouvement balancé entre le vers régulier mis en prose, la prose poétique, le calligramme ; ce qui fait de lui un grand synthétique devant l’Eternel. Mais bien entendu, s’il n’était que ça, on n’aurait pas gardé souvenir de sa poésie… Ce qui la dépasse, c’est l’attachement.
Comment by Tulipe-qui-pagaie — November 3, 2007 @ 4:48 pm
Et puis, il parle au conditionnel.
Quand un écrivain parle au conditionnel, c’est souvent un aveu d’impuissance.
Comment by Tulipe-qui-pagaie — November 3, 2007 @ 4:48 pm
D’accord avec S. C’est tellement bien vu que ça se passe des élucubrations intello-boboistes de Tulipe-qui-pagaie.
Comment by Kebina — November 21, 2007 @ 6:56 am
LOL.
Comment by Tulipe-qui-pagaie — November 24, 2007 @ 8:12 pm