Claude Monet, Mer à PourvilleUn petit grain de sel que tu lèches. Une fleur de mer. Tu t’en pourlèches, le tourne sur ta langue et tes dents. Parfois tu te rappelles, l’océan sous un parasol, les vendeurs à la criée, sa jupe qui caracolait, les fruits de mer pas frais, le soupir de la rentrée, tu te rappelles que tu te souvenais  que tout passait, comme l’écume sur la mer. Qu’il fallait se méfier des métaphores filées, des étoiles de mer.

A force d’être retourné, le grain s’est dissous. Des cristaux sur les papilles. A vous, les souvenirs. Sur toutes les tables, cristallisés. Sous d’autres cieux, redoublés.