C’est étrange parce que, quitte à écrire pour écrire, autant amasser ici les thèmes qui titillent mon oreille, coupant d’une seconde le souffle qui se fait naturellement. Parce que, voilà, parfois l’on lève la tête de la page, de l’oreiller, des pensées, et une belle phrase tombe là, du plafond, danse son petit tango affriolant, et puis s’en va. On se dit qu’on la retiendra, qu’un bout de sa jupe restera entre nos doigts, qu’un ongle au pire a tâté de sa sueur, etc etc. Etc etc, tic et tac, je ne vous fais pas de dessin, les heures avancent comme le souffle, et la bobine du souvenir se débine. Et c’est tout autant difficile de dire ses effilochements que d’écrire que le souvenir n’est plus déjà qu’un souvenir lui-même…