C’est étrange parce que, quitte à écrire pour écrire, autant amasser ici les thèmes qui titillent mon oreille, coupant d’une seconde le souffle qui se fait naturellement. Parce que, voilà, parfois l’on lève la tête de la page, de l’oreiller, des pensées, et une belle phrase tombe là, du plafond, danse son petit tango affriolant, et puis s’en va. On se dit qu’on la retiendra, qu’un bout de sa jupe restera entre nos doigts, qu’un ongle au pire a tâté de sa sueur, etc etc. Etc etc, tic et tac, je ne vous fais pas de dessin, les heures avancent comme le souffle, et la bobine du souvenir se débine. Et c’est tout autant difficile de dire ses effilochements que d’écrire que le souvenir n’est plus déjà qu’un souvenir lui-même…
De fil en aiguilleFebruary 23, 2008 3:51 pm
Tu sais, je crois qu’une sélection de ces belles proses ferait un recueil vraiment bon. J’ai peut-être tort de voir du format-livre partout, mais voilà une idée qui, tombée du plafond, m’a paru assez légère pour te l’envoyer au bond…
Comment by S. — February 24, 2008 @ 6:21 am
Pensée légère, mais qui va alourdir mes chevilles ! J’aimerais, bien sûr. Mais pas maintenant. J’ai l’impression que tout ça n’est encore que du brouillon, qu’il y a encore beaucoup à écrire, pour arriver à produire quelques lignes “justes” (ou juste quelques lignes). En tout cas, merci, merci beaucoup, je suis contente d’avoir un lecteur tel que toi (qui mériterait également le format papier…)
Comment by Cavatine — February 24, 2008 @ 5:33 pm