Les yeux fermés, il ouvre ses doigts vers le noir, les transforme en griffes, en appâts. Il tente d’arracher des morceaux d’obscurité sur le crâne du sommeil. Mais seules de minces pellicules restent entre ses ongles. Ouvrant les yeux, le gris l’envahit de ses dégradés; tout est bloc déformé. Il baisse les paupières, tapote la couverture, sent que son corps réchauffe le lit. Dans celui-ci, il flotte vers la tempête des ombres, les murs scellés par ses cils. Et déjà ses yeux s’ouvrent sur d’autres couleurs, nées du sable et de la nuit.