Forain, cœur, basilique, ciel bleu et fille triste, rions ensemble tous en rond sous l’arc de ma pupille, tirons à la carabine les cloches pour qu’un son un seul résonne bien profond au fond de la gorge, et que chante un oiseau, stupide branche, au passant émoustillé.
Il y a tant à voir, et tant à pardonner Au monde d’être si peu réel, si abandonné
A notre propre réalité
Trinquons ! me dit ce p’tit gars, et moi déjà je cours je file d’autres manèges pour manigancer un rendez-vous avec le ciel, celui d’il y a trois jours, sous lequel se sont mis à couvert tant de souvenirs.
Ah mais vraiment j’ai la tête qui tourne, vite un point fixe, please please, souffle le voyageur de jour, de nuit, face aux gaz étoilés des routes… si lointaines, si proches…
au coude à coude
…
La nuit transpire de mes idées, elle en a marre de vagabonder dans le lit des insomnies. Elle ne sait pas à quoi tout cela rime. Bientôt les cloches vont chanter, la lune pourra se rendormir à l’abri du soleil, l’on bâtira de nouvelles mythologies, exhumations organiques.
A quoi tout cela rime ? La lune semble avoir un rire bosselé Avant de disparaître
Nouvelle journée.
“Au monde d’être si peu réel, si abandonné”
C’est ce que je ressens de plus en plus, en ce moment. Mais question pardon, je ne sais pas, je n’y arrive pas encore. Sinon, ça va a peu près.
Et toi ?
Comment by Samuel — March 14, 2009 @ 7:00 pm
Oh, moi… eh bien, un gros choc, dernièrement. Je vibre encore comme une corde trop pincée, mais bref… - faudrait qu’un de ces jours on se “parle” vraiment, à la place de ces vagues apparitions sur le blog de chacun :p -
Bon courage à toi
Comment by Cavatine — March 14, 2009 @ 8:19 pm