ToilesMay 7, 2009 2:58 pm
La nuit se couvre
Voyons.
Prends ton manteau
Doublé de souvenirs.
Erre un peu, tel un point fixe
Dans leur orbite.
La lune se souvient, elle,
Des gorges chaudes
Et de leurs appels
Rauques.
Tiens, une gouttière.
Et c’est un peu comme si se
Déversait
La matière même
De ta poéticité.
Comme un chien, comme un lâche
Tu mets en pièces les poches
De ta mémoire
Pour que l’intérieur prenne
Le goût
De la pluie, du vent;
Un doux tabac
A priser
Sur les voies de l’incertitude
Et de la nécessité
Sans rien y comprendre
La brise se lève.
Un feu comme une centaine
De loups te caresse.