A pas précautionneux, je m’avance. Déjà sous mes pieds roulent les cailloux, de ceux qui empêchent de parler, tant leur réalité est dure de clarté.  
Je polis la route à coups de langue. Tant et si bien qu’elle brille, feutrée. Mes ego s’y penchent, s’y retrouvent, ici ou là déformés.
Mais déjà le bruit du monde coupe les arbres. Il faut filer, l’ego sous le bras, la gorge qui gratte (les poussières du temps, pour cela, sont adroites).
Et puis, le désir d’en construire, plus loin, une réplique

A suivre